Réorganisation FAL A350 : Refusons la résignation !

Rédigé le 17/12/2025

La direction impose une nouvelle organisation sur la FAL A350, ouvrant les postes 50A et 40C, dans une manœuvre qui déplace 80 collègues sans créer le moindre emploi supplémentaire.


De quoi s’agit-il ?

 

Par exemple sur les postes 40 : dans quasiment toutes les zones où nous étions 3 nous passons à 2 avec la même cadence.

 

Sur les postes 50, c’est la même chose : réduction des effectifs par zones alors que le personnel n’est pas formé. 

Concernant la station et la métrologie ; pas d’effectif supplémentaire malgré 2 postes en plus à fournir en machine et outils

 

Faire le même travail à 2 plutôt qu’à 3 n’est pas un détail, c’est une augmentation très importante de la charge de travail pour chaque salarié.e.

La direction justifie cette réduction des effectifs et donc d’une augmentation de la charge de travail pour chaque salarié.e en disant que c’était la façon de travailler avant le COVID et que l’ouverture des nouveaux postes permettra d’allonger les cycles avions.



L’allongement des cycles Avion obtenu grâce à l’ouverture des postes sera un répit de courte durée. Les cadences vont augmenter rapidement : 8 en mars/avril 2026, puis 10, 12… et la charge de travail ne fera qu’augmenter. 


La direction nous dit qu’avec la réorganisation, nous allons être moins nombreuses et moins nombreux mais mieux formés : c’est faux, nous serons tout simplement moins.

Le “manque de compétence” évoqué par la direction doit être compensé par plus de temps de formation.

Il faut que les anciens et anciennes soient soulagées dans leur travail pour leur permettre de mieux former, ce qui leur permettra d'évoluer sur d’autres postes ou d’autres métiers plus rapidement.

Loin d’être synonyme d’embauche, l’ouverture des nouveaux postes s’accompagne d’un refus d’embaucher des collègues pourtant prometteurs et prometteuses, ayant le soutien de leurs équipes. Pourquoi ? 

 

La qualité de notre travail ne serait pas une priorité ?

 

Pour la CGT :  

 

L’augmentation des cadences doit être synonyme d’embauches massives, pour que la charge de travail soit répartie équitablement et ne soit pas synonyme d’heures supplémentaires systématiques.

Cette année, les heures supplémentaires ont explosé de 30 % sur les postes concernés, certains et certaines collègues dépassant régulièrement les 45 heures hebdomadaires. Un témoignage illustre la tension grandissante : “Jamais une semaine sans heures sup, la fatigue devient insupportable.”

 

Cette réorganisation qui est présentée comme positive est en réalité une attaque contre nos conditions de travail !

 

Il n’y a aucune raison d’accepter cette situation, Airbus a largement les moyens : salaire du PDG +40% cette année, 50% de bénéfices en plus que l’an passé.

 

Se réunir, échanger entre salarié.es sur comment tourne la boîte est la première étape. Par notre nombre et notre fonction nous avons le pouvoir de faire entendre notre avis.



Faites remonter vos remarques, idées et propositions à vos représentants CGT… Nous porterons vos propositions en CSE.

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