Des listes prétendument apartisanes
Un récent article de Médiapart met en lumière la stratégie électorale du Rassemblement national pour les prochaines élections municipales : compléter les investitures officielles par de nombreuses candidatures « sans étiquettes ».
Afin de contourner le problème du rejet que peut susciter le parti créé par d’anciens nazis et membres de l’OAS, nombre de candidat·es pourtant clairement identifié·es comme membres du Rassemblement national se présentent en leur nom.
C’est le cas de Louis Alliot à Perpignan, ou encore de Laure Lavalette à Toulon. Se prétendant apartisan·es, ces candidat·es peuvent ainsi se délester de l’héritage pesant de leur parti, tout en en défendant les idées profondément xénophobes, réactionnaires et antisociales.
Pas de tissu militant dans les petites villes
Dans les petites communes rurales, où le vote RN est le plus fort, le parti d’extrême droite dispose de peu d’éléments encartés. Le fait de se présenter sans étiquette permet d’intégrer des sympathisant·es non-membres du parti. Cette configuration permet aux candidat·es de s’adresser plus facilement à des électeur·ices dépolitisé·es dans ces secteurs.
Lutter contre l’extrême droite, quelle qu’en soit la forme
Avec ou sans étiquette, le bilan de l’extrême droite dans les villes sous son emprise est sans appel :
- destruction des services publics, avec des suppressions de postes d’agent·es municipaux·les en cascade et baisse des budgets municipaux – en particulier ceux qui sont liés aux actions sociales ;
- coupure des subventions aux associations qui ne lui sont pas favorable – on se souvient en particulier du maire d’Hayange qui avait coupé le chauffage et l’électricité au Secours populaire…
- surenchère sécuritaire, cachant généralement un projet répressif et xénophobe ;
- musèlement de l’opposition, par des suspensions de séances, la non-transmission de documents débattus, des pressions…
Qu’elles portent les couleurs du Rassemblement national ou non, les listes d’extrême droite en portent les idées.
Elles représentent un danger redoutable pour les travailleur·ses et la population tout entière.

