Rendez-vous jeudi 18 juin 10h devant le bâtiment M67 à St-Martin
L’accord Qualité de Vie et Conditions de Travail (QVCT) de 2024 n’a pas été signé par la CGT faute de garanties suffisantes. L’actualité nous donne raison. En effet, G.Faury demande de durcir unilatéralement les conditions d’exercice du télétravail avec un passage de deux à un seul jour par semaine à partir du 1er septembre et ce, sans avoir besoin de renégocier l’accord… Vous avez dit dialogue social ?
Que dit l'enquête télétravail CGT ?
Cette enquête a été menée en mai auprès des salarié.es Airbus Commercial Aircraft. Voici la synthèse des arguments collectés en faveur du maintien des deux jours de télétravail par semaine :
- Coût de la vie : avec l’inflation (et le prix de l’essence en 2026), le télétravail est un gain de pouvoir d’achat direct (économie de trajet). Réduire le télétravail sans augmenter significativement les salaires est une double peine. Sur ce sujet, la CGT a demandé dès avril dernier dans un courrier à la direction d’assouplir les conditions de télétravail.
- Productivité réelle : de nombreuses études montrent que le télétravail apporte au contraire des gains de productivité.
- Attractivité : le télétravail est un facteur majeur d’attractivité et de rétention pour les salarié.es. Imposer le retour sur site, c’est risquer de voir les ingénieurs et cadres partir vers des entreprises plus flexibles. C’est également un critère majeur pour les jeunes dans leurs choix d’entreprises.
- Environnement : comment Airbus peut-il prôner une aviation « décarbonée » tout en imposant à des milliers de salarié.es de prendre leur voiture chaque jour pour des tâches réalisables à distance, telles que des réunions en visio avec des équipes éloignées (NATCO, clients et fournisseurs à l’international, etc.), alors que de nouvelles restrictions ont récemment été mise en place sur les déplacements.
- Equilibre vie pro / vie perso : temps perdu dans les transports, le télétravail aide à mieux concilier les contraintes pro et perso (rendez-vous médicaux, amener/chercher les enfants à l’école).
- Conditions de travail : le télétravail permet de s’aménager des temps au calme que n’offre pas l’open space (bien au contraire).
- Infrastructures insuffisantes : comment un retour massif des salarié.es au bureau va-t-il être accompagné par la direction concernant des sujets tels que des places de flex-office disponibles, des parkings automobiles et cyclistes, des douches et des vestiaires, des dessertes en transport en commun depuis la fin du tramway T2 et la suppression des navette Airbus lors du COVID, des cantines saturées, des salles de réunion indisponibles, etc. Vient s’ajouter à cela la construction du futur lycée airbus.
- La rupture du contrat de confiance et l’infantilisation : les salarié.es expriment un profond sentiment de régression sociale. Ils ressentent cette mesure unilatérale comme un manque de confiance managériale. Elle génère un fort désengagement. G. Faury ose même insinuer (“honnêtement”) dans sa conclusion que les salarié.es se la coulent douce et devraient se mettre à “travailler bien et sans relâche”.
Par ailleurs, les collègues expriment un sentiment de colère, d’incompréhension et de trahison. L’annonce de réduction du télétravail est perçue d’autant plus négativement qu’elle intervient après plusieurs années de résultats financiers exceptionnels (carnet de commandes plein, profit, dividendes) et que les accords récents de politique salariale et de prime de participation sont jugés très décevants, sans parler de RELOAD…
Cette situation est inacceptable et se fait en dehors de tout processus social (négociation, CSE)
A Airbus comme ailleurs, les directions n’ont pas de vrais arguments pour justifier ce retour sur site. Pour la CGT, c’est de l’idéologie patronale. La raison profonde est que le haut management n’a jamais supporté le télétravail qui lui empêche de garder le contrôle sur les salarié.es requis, selon lui, par le lien de subordination. Il se sent dépossédé de ses prérogatives s’il ne « voit » pas ses équipes. Le présentéisme reste à ses yeux le seul vrai gage d’engagement et de productivité. Les mesures demandées par G.Faury risquent fort d’apporter l’inverse des effets recherchés…
Une situation explosive
Les salarié.es, notamment les cadres, expriment une volonté claire d’entrer dans un rapport de force pour préserver ce qu’ils considèrent comme un droit majeur acquis et un socle pour leur qualité de vie. Les syndicats de salarié.es doivent être un réel contre pouvoir dans l’entreprise, pas des “partenaires sociaux”. La direction n’est pas notre allié car son objectif principal est de maximiser les profits des actionnaires, à notre détriment.
52% des collègues ayant répondu à l’enquête sont prêts à se mettre en grève pour défendre le télétravail.
La CGT est là pour les aider à s’organiser et à exprimer leurs revendications afin d’obtenir satisfaction face au dogmatisme de la direction.
Rassemblement / appel à la grève !
La CGT appelle toutes et tous les salarié.es à se mobiliser contre cette nouvelle attaque. Seul un vrai rapport de force permettra d’obtenir satisfaction à nos revendications.
Rendez-vous jeudi 18 juin 10h devant le bâtiment M67 à St Martin
Modalités de grève : la CGT appelle tous les salarié.es Airbus, syndiqué.es ou non, à se mettre en grève sur la durée de leur choix, et jusqu’à la journée entière. Pour cela, il suffit de se déclarer à son.sa manager. C’est lui.elle qui gère la déclaration de grève sous myHR. Aucune obligation de prévenir à l’avance.
Pour plus de détails, consultez notre page pour savoir comment faire grève à Airbus.
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